Indicateurs de la Propreté publique : rapport 2009
La coordination de ces opérations a été confiée au Manager des Nuisances publiques, chargé notamment de développer des synergies de terrain entre les acteurs communaux de divers services et en collaboration avec « Liège Collectes » et « Intradel ». | ![]() |
Une photographie globale de la propreté
Afin de pouvoir quantifier le plus objectivement possible l’évolution de l’état de propreté, il était nécessaire de disposer d’un outil adapté. Le Manager des Nuisances publiques et le Directeur du Service Propreté ont donc mis au point ensemble une série d’indicateurs.
Concrètement, ces indicateurs déterminent l’état de propreté d’une rue dans sa globalité : trottoirs, chaussée, caniveaux et mobilier urbain. Chacune de ces 4 catégories générales est elle-même subdivisée en sous-catégories telles que petits déchets, mégots , bris de verre, mauvaise herbes, dépôts illicites, déjections canines, mauvaises herbes, souillures,…
Tous les deux mois, depuis janvier 2009, ces indicateurs sont donc relevés dans 14 quartiers liégeois (sur base de 15 rues choisies aléatoirement dans chaque quartier) par le Service Manager des Nuisances Publiques, traités et analysés ensuite par le Service Maintenance des Espaces publics, avant d’être soumis à la connaissance du Collège communal.
Rappelons que l’objectif fixé est d’atteindre au moins les 80%.
Bilan : des résultats différents selon les quartiers
Le rapport des relevés effectués en 2009 est l’occasion de dresser le bilan sur base des indices de satisfaction globaux (trottoirs, chaussée, caniveaux, mobilier urbain) suivants :
JAN | MAR | MAI | JUL | SEP | NOV | |
Angleur | 93,20 | 91,52 | 95,66 | 93,47 | 94,52 | 94,97 |
Avroy | 86,49 | 89,46 | 91,91 | 91,39 | 90,92 | 91,18 |
Chênée | 93,86 | 93,69 | 95,29 | 92,05 | 92,90 | 98,00 |
Droixhe | 92,52 | 88,28 | 83,47 | 78,59 | 88,99 | 97,79 |
Grivegnee | 92,01 | 90,64 | 92,38 | 86,82 | 89,10 | 97,79 |
Guillemins | 88,57 | 92,45 | 89,99 | 89,18 | 95,53 | 83,98 |
Hôtel de Ville - « la wallonie » | 97,61 | 97,23 | 96,76 | 94,97 | 96,68 | 98,16 |
Jupille | 89,24 | 91,00 | 86,09 | 92,92 | 92,52 | 98,01 |
Longdoz | 95,22 | 97,23 | 95,91 | 86,97 | 92,89 | 97,74 |
Outremeuse | 90,98 | 92,94 | 90,47 | 94,49 | 91,32 | 95,30 |
Saint-leonard | 87,13 | 91,62 | 90,15 | 90,15 | 92,98 | 96,79 |
Sainte-marguerite | 92,63 | 85,71 | 88,39 | 93,54 | 86,12 | 92,23 |
Sainte-walburge | 91,08 | 92,27 | 87,54 | 95,29 | 95,11 | 96,89 |
Wandre | 88,09 | 89,33 | 94,95 | 89,55 | 93,17 | 97,80 |
Une Ville plus propre… mais deux points noirs importants
Les chiffres ci-dessus démontrent que, d’une manière globale, la situation de la propreté publique liégeoise est bien meilleure que celle des idées reçues. « Liège, Ville sale », est une assertion qui n’a plus lieu d’être, notamment grâce au travail effectué au quotidien par les quelques 300 agents de la Propreté publique.
Certains quartiers présentent des notes plus que satisfaisantes et stables : c’est le cas d’Angleur, Chênée, Grivegnée, Sainte-Walburge, l’hypercentre (importance des moyens déployés), ou encore Jupille.
Rappelons d’ailleurs qu’en 2009, une étude commanditée par le Ministre de l’Environnement Wallon, sur la propreté des communes wallonnes et réalisée par un bureau d’études indépendant avait classé Liège en 4ème catégorie, sur une échelle allant de 1 (très sale) à 5 (très propre). Une preuve supplémentaire que les efforts accomplis dans ce domaine au cours des dernières années sont payants.
Tout n’est certes pas rose :
- deux points noirs sont en effet à déplorer sur pratiquement l’ensemble du territoire de la Ville : la prolifération des mauvaises herbes et le mauvais entretien des caniveaux. Il s’agit pourtant d’une obligation du citoyen, prévue par le règlement communal du 29 juin 2009 relatif à la propreté publique et aux petites incivilités urbaines qui y portent atteinte (art.21). L’occasion de rappeler que ne pas entretenir sa portion de trottoir ou de caniveau est passible d’une amende administrative d’un montant maximum de 75 euros (maximum 150 euros en cas de récidive).
- De façon plus isolée, certains quartiers sont également davantage victimes de tags: c’est le cas d’Outremeuse (principalement aux alentours du Boulevard de la Constitution) et de Saint-Léonard. Notons toutefois qu’outre ce problème de souillure du mobilier urbain, ce quartier, loin de sa réputation négative, sort valorisé des relevés effectués et se situe le plus souvent au-delà de l’objectif fixé.
- Les mégots jetés au sol demeurent quant à eux une plaie pour l’hypercentre et Outremeuse, tous deux quartiers de passage. Certaines solutions sont à l’étude pour remédier au problème, comme la pose de cendriers sur les corbeilles publiques.
- Sainte-Marguerite, plus spécialement Burenville, présente de nombreux problèmes d’incivilités, notamment en matière de gestion des déchets ménagers (dépôts illcites).
- Dans le quartier des Guillemins, le passage obligé d’un nombre important de navetteurs et le stationnement important (et souvent sauvage) rendent le balayage manuel ou mécanique très difficile. Des actions concrètes doivent être envisagées au travers d’une collaboration entre la Police locale et la Maintenance des Espaces publics. A ce niveau, un système du transmis des relevés aux commissariats locaux doit être mise en place prochainement. Il importe malgré tout de relativiser et de tenir compte du fait que la subdivision de ce quartier en 3 quartiers hétéroclites (Guillemins, Cointe et Sclessin) explique la variation sensible des notations, notamment de mauvais résultats en novembre où l’observation s’est réalisée sur 15 rues très problématiques, parallèlement à une opération pluridisciplinaire.
- Enfin, le quartier de Droixhe est le seul à avoir obtenu un indice de satisfaction global inférieur à l’objectif fixé. Les raisons sont multiples: trottoirs et caniveaux dans un triste état, et beaucoup de notations moyennes, voire médiocres, pour certaines sous-catégories (petits déchets, mauvaises herbes, mégots,...) qui gâchent par conséquent la vue d’ensemble de la propreté dans le quartier. D’une manière générale, force est de constater que les problèmes de propreté les plus importants sont malheureusement souvent constatés aux abords des immeubles de sociétés de logements sociaux. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cet état de fait: étroitesse du logement, roulement important de la population, difficulté de compréhension du règlement communal (obstacle de la langue),.... Plusieurs opérations pluridisciplinaires ont d’ailleurs été ou vont être programmées plus spécifiquement autour de ces immeubles. Par ailleurs, le Service Manager des Nuisances Publiques développe des contacts avec les sociétés responsables et tente de dégager des pistes d’action.
Corrections et élargissements éventuels à apporter aux indicateurs
La question se pose de savoir si les prises de mesure des mois de janvier et novembre doivent être maintenues : d’une part parce qu’il s’agit d’une période durant laquelle la plupart des services communaux d’extérieur ont un fonctionnement étroitement lié aux conditions climatiques hivernales, d’autre part parce que ces conditions empêchent souvent une prise de mesure optimale - neige, feuilles mortes, pluies abondantes,...: autant d’éléments qui faussent ou bloquent l’observation de terrain.
Souvent, malgré d’excellentes notes, une rue peut, paradoxalement, toujours dégager un sentiment de malpropreté, à cause par exemple d’une façade non entretenue, de pavés descellés ou encore d’une voirie en mauvais état. Il s’agit là de matières qui dépassent la capacité d’intervention du seul Service de la Propreté publique. C’est la raison pour laquelle, en collaboration étroite avec les Echevins concernés par ces matières, le Service Manager des Nuisances Publiques souhaite pouvoir étendre son évaluation des quartiers liégeois, toujours dans un souci de rompre les discours négatifs, mais également pour dégager des pistes d’intervention qui permettront d’améliorer objectivement la propreté dans son ensemble.
La sensibilisation du citoyen : un travail quotidien
Une Ville plus propre, c’est l’affaire de TOUS ! Le rappel de leurs obligations aux citoyens en matière de propreté publique se fait d’ailleurs à de multiples occasions (campagnes de sensibilisation générales ou plus spécifiques, semaine annuelle de la Propreté publique en mai, opérations pluridisciplinaires répétées,...).
S’il convient de ne pas généraliser et de remercier la majorité des Liégeois pour leurs efforts en la matière, il n’en demeure pas moins que l’entretien des trottoirs et des filets d’eau, la suppression des incivilités et le respect de l’espace commun doivent (re)devenir un réflexe pour tous.


